Nous y étions

Entre littérature et science, un dialogue sur nos futurs alimentaires et migratoires

Que peut-il naître de la rencontre entre science et littérature ? Dans un contexte d’incertitude, que peuvent-elles raconter ensemble sur des questions qui traversent nos sociétés, en l’occurrence l’alimentation et les migrations ? L’auteure de ces lignes – qui n’est autre que celle du roman Des vies sans refuge – et le scientifique Patrick Caron, co-président d’Agropolis International[1], par ailleurs préfacier de ce même roman, ont croisé leurs regards lors d’une conférence qui s’est tenue le 26 novembre 2025, à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Retour sur les messages-clés de cet événement dans le texte qui suit et la vidéo qui l’accompagne.

Ce moment d’échange entre la littérature et la science aurait pu paraître inhabituel s’il n’avait pas eu lieu dans un cercle où l’on apprend à réfléchir aux liens entre les arts et la sciences – le master MAVI (Master in Art & Vision) dirigé par le Pr. Yann Toma – et dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut des hautes études par les sciences et la technologie (IHEST), qui, depuis près de vingt ans, travaille à nourrir le dialogue science-société[2]. Un institut où il arriva que ses collaborateurs lisent des poèmes en prologue d’une longue journée de travail et constatent quelques temps plus tard que l’Agence nationale de la recherche (ANR) finançait un programme sur le thème de la poésie et des sciences… En sortit l’anthologie Muses et Ptérodactyles – La poésie de la science de Chénier à Rimbaud[3], en hommage à des auteurs qui voulaient « émousser les “épines des sciences” grâce aux “fleurs de la poésie” pour favoriser la diffusion des savoirs ». Cet ouvrage fut présenté et discuté lors d’une séance de l’Ihest, car, comme l’a rappelé sa directrice adjointe, Lucile Grasset, en ouverture de la conférence, « Les relations arts et sciences sont un thème consubstantiel de la création de l’institut, qui organisa au cours de sa première décennie d’existence la session d’ouverture de son cycle annuel de formation à la Saline royale d’Arc-et-Senans, haut lieu de l’utopie dessiné par l’architecte Claude Nicolas Ledoux ». Il n’en reste pas moins que Patrick Caron, auditeur de ce même Ihest, promotion Léonard de Vinci 2012-2013, écrit dans la préface de notre roman d’anticipation Des vies sans refuge : « Scientifique, l’invitation à rédiger cette préface m’a surpris. Pourquoi faire appel à un scientifique pour porter un regard sur une fiction, qu’elle ait une prétention ou non à être plausible ? »

Ce fut une chance d’avoir pour écrin l’amphithéâtre Descartes de la Sorbonne pour donner suite à cette question et, plus largement, pour s’interroger sur les vertus de la rencontre entre science et littérature. Pour l’auteure du roman en question, il est clair que ce dernier ne serait pas le même sans la réalité du changement climatique et ses conséquences systémiques. Pour les aborder, et lier alimentation et migration, les deux enjeux au cœur de l’histoire, les travaux scientifiques ont bel et bien été l’étayage qui a soutenu la fiction. Ils ont constitué de formidables ressources pour nourrir l’imaginaire et explorer le futur.

Vivre avec le trouble

Signe des temps, ce récit s’inscrit dans un contexte de foisonnement des littératures de l’imaginaire qui s’emparent de la crise écologique planétaire et interrogent notre manière d’habiter le monde. Deviendra-t-il si hostile qu’il nous sera difficile d’y vivre, comme le suggère la robinsonne du roman Le Mur invisible, de l’Autrichienne Marlen Haushofer paru en… 1963 ! Ce questionnement n’est pas neuf. Dans son « Poème sur le désastre de Lisbonne », Voltaire évoque l’émotion provoquée par le tremblement de terre de 1755, posant la question ô combien actuelle de la précarité du vivant sur la planète. Cependant, dans notre période bouleversée par les fracas du monde, si « nous avons bien conscience d’un basculement, nous sommes en peine de nous représenter ce qu’il est en train d’advenir, l’incertitude est radicale » comme le soulignait Pierre Giorgini, ancien recteur de l’Université catholique de Lille lors d’une rencontre de l’Ihest[4]. N’est-ce pas justement cette incertitude qui peut nourrir le dialogue entre la science et la littérature ? Celle-ci, par le fait même du récit, ne permettrait-elle pas de vivre avec le trouble ? N’avons-nous pas besoin d’une approche romanesque à l’ère de la crise climatique, interroge l’essayiste indien Amitav Ghosh[5] ? Sans doute faudrait-il considérer le climat comme une « idée imaginative » qui pourrait s’incarner dans une pratique culturelle. Le climatologue britannique Mike Hulme avançait cette proposition dès 2009. L’auteur Jean-Christophe Cavallin nous y invite, soulignant que « N’est réel en fin de compte que ce que notre imaginaire est capable d’habiter. Il faut produire des images, des images, des récits – de ce qui nous épouvante et de ce qui nous afflige. Ne pas inventer mais imaginer – c’est-à-dire sympathiser avec le monde qui arrive. »[6] Mon deuxième roman[7] s’engage sur cette ligne de crête, en tentant une incarnation imaginative de ce dérèglement climatique et de ses conséquences sur les plans migratoires et alimentaires. Pour ce faire, il dévoile les expériences singulières d’un groupe de migrants pris au piège des machinations d’une multinationale dans un monde dominé par une grande puissance autocratique, l’Empire.

Organiser nos doutes

On ne saluera jamais assez l’importance des travaux scientifiques, et en particulier ceux du GIEC, dans la prise de conscience par les sociétés de ce « basculement » lié au changement climatique. Cependant, quant à la description de ses effets futurs, la science ne peut se prononcer avec une certitude absolue. « La science produit des connaissances mais elle ne sait pas nécessairement prévoir le futur » insiste Patrick Caron en s’appuyant sur des cas concrets comme, par exemple, les émeutes de la faim en 2008. Un an auparavant, un rapport de la Banque mondiale, basé sur des travaux scientifiques, paraissait sur l’alimentation mais personne n’avait vu venir les événements de 2008 …

Quelques semaines avant cette conférence, la parution du rapport Global Tipping Point[8] sur le franchissement des points de bascule climatiques et les effets en cascade témoignait de cette imprédictibilité du monde futur et des puissances d’agir de la nature qui menacent de plus en plus nettement nos existences. Alors que peut la science qui ne saurait « prescrire la décision mais au mieux éclairer les politiques et les citoyens » pour reprendre les termes de Patrick Caron ? Son rôle est « d’organiser nos doutes »[9] face à des situations complexes. Il est essentiel que les scientifiques s’engagent dans des « dispositifs de transformation, ces fameux interfaces entre science et décision politique » qui rendent possible l’action fondée sur des connaissances scientifiques[10]. Car, comme l’écrit Patrick Caron dans la préface du roman, la place et la responsabilité de la science se situent également dans le champ de « la réinvention du collectif et du projet de société » et « non pas uniquement pour façonner de nouvelles révolutions technologiques ou alerter sur l’état du monde »

Face à la complexité et à l’incertitude, les vertus de la littérature se trouvent dans « la force des mots », dans « le pouvoir de l’imagination » et dans sa « capacité à nous projeter dans l’avenir, à nous inviter à nous engager sur les chemins de la prospective » estime Patrick Caron. Ce roman est, à certains égards, « assez proche de la réalité et dessine un futur plausible » mais il ne s’agit que d’une image d’un futur parmi d’autres possibles. Avec la prospective, il s’agit d’envisager l’ensemble des futurs plausibles pour accompagner l’action politique. Cet enjeu est majeur à l’heure où nos sociétés sont plongées dans « l’immédiateté » et « consomment le moment présent » comme le note Patrick Caron en se référant aux travaux du philosophe Heinz Wismann. Dans ce contexte, la fiction est un « outil philosophique » qui permet de relier passé, présent et futur, selon le chercheur. Car questionner l’habitabilité du monde et les transitions vers le développement durable repose aussi sur « notre capacité à relier passé, présent et futur ».

La part de l’émotion

Il faut aussi compter avec la part du sensible et de l’émotion que porte l’œuvre de fiction. C’est comme si, par la littérature, un relai pouvait se faire entre le savoir scientifique, primordial pour comprendre ce qu’il advient, et le voir, c’est-à-dire l’appréhension des phénomènes grâce à l’imaginaire et la possibilité, pour le lecteur, d’y projeter des affects. En touchant notre registre sensible, la fiction va participer, à sa manière, aux côtés des sciences et dans la société, aux alertes, aux questionnements sur le futur, sur nos vulnérabilités, nos manquements, nos peurs. L’art nous ramène sans cesse au monde, remarque le philosophe Frédéric Worms[11]… Et la littérature nous ouvre à l’altérité, à l’expérience de l’autre, à sa singularité, comme c’est le cas dans mon roman avec le groupe de migrants qui forme l’acteur central de l’histoire et notamment l’héroïne du récit, Coumba. Les scientifiques eux-mêmes interrogent ce registre de l’émotion et du sensible pour diffuser leurs travaux dans la société. Il faut partager la recherche et plus généralement le savoir de manière plus émotionnelle, plaidait récemment sur les ondes Yasmine Belkaid, directrice générale de l’Institut Pasteur. Dans son film documentaire « Gare du Monde », une « fiction science » qui a pour cadre la Gare du Nord à Paris, le géographe Jacques Lévy a choisi cette voie : il explore la danse pour traduire les concepts de mobilité, d’urbanité, de mondialisation et ce faisant, il diffuse ses recherches dans la société par une approche sensible. C’est ainsi que l’art, et plus précisément ici la littérature, peut croiser la science – pour « relier, décentrer, communiquer » – et leur rencontre devenir « un moyen de construire une philosophie du futur » selon Patrick Caron. Le récit de fiction relie, car il mobilise différentes rationalités et formes de production de connaissances, trop souvent cloisonnées dans la réalité. Il décentre en nous conduisant à penser autrement et à imaginer, au-delà des controverses, de nouvelles visions du monde. Le langage de l’imaginaire permet aussi de communiquer, de diffuser des savoirs. 

Quid de la sécurité alimentaire ?

Si mon roman décrit un monde futur à dessein inhospitalier, c’est aussi pour nous inviter à s’interroger sur nos manières de vivre ensemble, sur la condition migrante dans nos sociétés, ici en Europe, où se passe en grande partie l’histoire. Ces interrogations ne sont pas sans lien avec la question de la sécurité alimentaire, sur une planète où la crise climatique bouleverse déjà l’agriculture. La question centrale en écho à cette fiction pourrait se résumer ainsi : entre hospitalité et relégation, comment accueillera-t-on demain ceux qui fuiront des régions devenues impropres à la vie humaine, car dépourvues de sols cultivables, d’eau et d’énergie ?

Comme le rappelle Patrick Caron, alimentation et migrations racontent le récit du monde. La mobilité est une dimension fondamentale de l’histoire humaine et ce depuis la nuit des temps. Cette histoire évoque, entre autres, l’Homo sapiens chasseur-cueilleur qui se déplace pour acquérir des ressources alimentaires ; la circulation des denrées illustrée par l’invention du petit déjeuner au 18ème siècle, avec l’arrivée en Europe de trois boissons exotiques, le café venu d’Afrique, le cacao d’Amérique et le thé d’Asie[12]; le développement des échanges internationaux à partir du 19ème siècle et la transformation de l’agriculture après la Seconde Guerre mondiale.

En trente ans, entre 1960 et 1990, la population mondiale a été multipliée par deux, passant de 3 à 6 milliards d’individus ; dans le même temps, la ration alimentaire disponible par personne et par jour a augmenté (3 000 kcal/jour en 1990 contre 2 500 kcal/jour en 1960), explique Patrick Caron. Le modèle agricole développé depuis les années 1950 et fondé sur la spécialisation, l’utilisation de semences à haut rendement, l’irrigation et le recours à des niveaux élevés d’intrants chimiques, a réussi à produire largement assez pour nourrir le monde. Mais ce modèle a révélé ses limites, en termes environnementaux – dégradation des sols et des terres agricoles, de la qualité des eaux, de la biodiversité, émissions de gaz à effet de serre (GES)… – sanitaires et sociaux. Et il n’a pas épuisé la question de la sécurité alimentaire et de la malnutrition : 800 millions de personnes souffrent de sous-nutrition chronique pour des raisons économiques, sociales ou liées à des conflits, a précisé le chercheur. Deux milliards de personnes sont affectées par des carences en micronutriments et 1,4 milliard par le surpoids et l’obésité, qui deviennent un problème majeur de santé publique. 

La dynamique du décentrement

Désormais, il ne s’agit plus de produire davantage insiste Patrick Caron, mais de bâtir des systèmes agricoles et alimentaires permettant de mieux nourrir la population mondiale, d’assurer la sécurité alimentaire et de relever les défis environnementaux et sociaux. Ces enjeux illustrent la complexité d’une question alimentaire qui reste au cœur des préoccupations géopolitiques et migratoires. Faut-il pour autant se placer dans la perspective d’une rupture alimentaire radicale, comme l’imagine mon roman où Food4Save Group, une multinationale de l’agro-alimentaire, joue un rôle central ? Cette entreprise symbolise la prise de contrôle de l’alimentation, arme stratégique sur la scène mondiale, grâce à d’immenses capacités de recherche tournées vers la création de filières industrielles puissantes dans les secteurs de l’algoculture et de la transformation d’insectes. Sa stratégie rejoint une idée bien présente dans nos sociétés selon laquelle la technologie et l’innovation permettraient de trouver un remède à tous les maux.

Pour Patrick Caron, cette vision dans laquelle se profilent « la fin de la culture du champ et l’avènement d’une ère post-carnivore » illustre le pouvoir de la littérature pour se « décentrer et penser autrement. » À l’heure où les analyses scientifiques soulignent sans appel le besoin de changements radicaux dans nos manières de produire et de consommer, le récit peut alimenter cette dynamique, aider à penser sa mise en œuvre. Car il interpelle notre capacité et notre volonté à dépasser une polarisation des débats qui entraîne procrastination et immobilisme. Le chercheur a montré combien étaient  profonds les désaccords sur la manière de changer dans le domaine de l’alimentation. Ainsi, alors que certains misent avant tout sur les solutions technologiques pour affronter les crises futures, d’autres estiment que le changement est d’abord une question sociale et politique. Autre exemple, l’opposition entre le local, qui serait vertueux et durable, et le global, assimilé à la seule concurrence. Déplorant la stérilité des rhétoriques disqualifiantes et excluantes, Patrick Caron plaide pour la mise en œuvre d’un « processus de construction de médiation sociale et politique impliquant la science. » En identifiant les obstacles qui bloquent les transformations et en analysant les raisons des désaccords, cette méthode rend les controverses fécondes et ouvre la voie à l’exploration de convergences et d’accords dont peuvent s’emparer les acteurs politiques. Cette approche est inspirante pour repenser des systèmes alimentaires dont la transformation résultera de l’intrication de  petits et grands changements à différentes échelles, locales comme globales, et de l’engagement d’acteurs multiples. Patrick Caron a prôné les bienfaits de l’expérimentation de nouvelles pratiques, du « bricolage » assumé avec l’appui de la science, convaincu, par exemple, qu’une expérience locale réussie peut faire bouger les lignes d’une politique nationale[13].

Migrations : changer de regard

S’interroger sur l’accès à l’alimentation dans un monde bouleversé par le réchauffement climatique, c’est aussi poser la question de l’accueil de populations déplacées. Certes, la question n’est pas nouvelle. Les migrations liées au climat sont anciennes et universelles et des causes économiques, sociales et politiques interagissent souvent avec le facteur climatique. L’exemple du Dust Bowl en Oklahoma au moment de la Grande Dépression des années Trente aux États-Unis, avec la fuite des « Okies » vers la Californie – un épisode qui a inspiré le roman « Les raisins de la colère » de John Steinbeck – souligne bien le caractère multifactoriel de ces migrations. Le réchauffement climatique et ses conséquences (sécheresse, inondations, montée des eaux, …) accentuent le phénomène. « L’année 2024 a connu un pic inédit de près de 46 millions de nouveaux déplacements liés à des catastrophes, soit près du double de la moyenne annuelle observée au cours de la dernière décennie » note la publication UN News des Nations Unies en 2025. Cependant, la question des migrations liées au climat demeure largement méconnue[14]. En dépit de nombreuses données et de travaux scientifiques, il reste un long chemin à parcourir pour éveiller les consciences et sensibiliser les sociétés. En s’emparant de ce sujet, la fiction nous pousse à y réfléchir, à se questionner.

Se pourrait-il que les Babels de demain ressemblent à celle que je décris dans mon roman ? Dans ce monde futur, les sociétés ont adopté des politiques liberticides. Les habitants des métropoles vivent dans des espaces sécurisés et végétalisés et pour les migrants, la liberté de circulation dans leur pays d’accueil n’est pas acquise d’emblée. Pour l’obtenir, ils doivent franchir bien des étapes et déjouer une terrible machination… Ce scénario dystopique fait écho aux inquiétudes du temps présent, obscurci par la montée d’un discours anti-immigration décomplexé qui exploite une « narration empoisonnée »[15] des faits migratoires. Celle-ci est en train de contaminer des politiques dont les seules réponses se posent en termes sécuritaires, d’endiguement et de contingentement[16]. Or, le fait que ce phénomène des migrations liées au climat n’épargnera aucune région du monde devrait amener à changer de logique, de regard et faire de la question migrante une cause commune, à l’échelle d’une planète qu’il faut garder habitable pour tous.

Catherine Véglio

Pour accéder à la vidéo de la conférence, cliquer ici.

Notes


[1] Chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) depuis 1988, Patrick Caron a notamment présidé le Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale (CGIAR) et le groupe d’experts de haut niveau du Comité des Nations Unies sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA).

[2] Cette conférence « Récit de fiction – Parole scientifique, Un dialogue sur nos futurs alimentaires et migratoires » a été programmée dans le cadre du séminaire Arts, sciences, technologie, fruit d’un partenariat de l’Ihest avec le master MAVI. La conférence a été suivie d’une autre rencontre sur le même thème, « Littérature et sciences : regards croisés sur nos futurs alimentaires et migratoires » animée par Sylvane Casademont, ancienne directrice de l’Ihest, et organisée par l’Association des auditeurs de l’Ihest (AAIHEST) au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace,  le 29 janvier 2026.

[3] Sous la direction d’Hugues Marchal, Seuil, octobre 2013.

[4] Lors d’une université territoriale sur le thème de l’industrie zéro carbone en 2050 organisée avec le Métropole Rouen Normandie et la Banque des Territoires en décembre 2022. 

[5] « Le grand dérangement : d’autres récits à l’ère de la crise climatique », Marseille, Wildproject, 2021.

[6] Valet noir : vers une écologie du récit, José Corti, 2021. Sur ce thème, on lira aussi Faire avec le sauvage, renouer avec les vivants – Entre sciences et littérature,  Camelin C., Larrère R., Romestaing A. (sous la dir.de), Les colloques Cerisy-HD Éditions, 2025.

[7] Le premier roman d’anticipation, La fête carnivore, a été publié en 2017 chez Lemieux Éditeur.

[8] Ce rapport, coordonné par Timothy Lenton, professeur à l’université d’Exeter en Angleterre, a été publié le 13 octobre 2025.

[9] Selon les termes du Dr David Nabarro (1949-2025), médecin britannique et spécialiste renommé des questions de sécurité alimentaire, de nutrition et de développement durable aux Nations Unies.

[10] « Les interfaces entre science et décision politique face au défi du changement climatique » Carolina Milhorance, Antoine Perrier, Julien Demenois, Vincent Freycon, Camille Piponiot, et al.. Blanfort Vincent (ed.); Demenois Julien (ed.); Hrabanski Marie (ed.). L’agriculture et les systèmes alimentaires du monde face au changement climatique. Enjeux pour les Suds, Ed. Quae, n.p., 2025, 978-2-7592-4008-1. ⟨hal-05246489⟩

[11] Lire son entretien dans Philosophie Magazine, hors-série « Proust », janvier 2023.

[12] Sur ce sujet, Le monde dans nos tasses. Trois siècles de petit déjeuner, du géographe Christian Grataloup, Armand Colin, 2017.

[13] « Sortir de l’impasse du changement d’échelle » P. Caron, Perspəctive from science to policy, n°65, juillet 2025, Cirad.

[14] Cf. l’étude nationale sur la perception et la connaissance des migrations liées aux changements climatiques, Occurence-Groupe Ifop, septembre 2025.

[15] L’expression est empruntée à William Lacy Swing, ancien directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

[16] Parmi les nombreuses références : Babels, Enquêtes sur la condition migrante, Agier M., Le Courant S., (sous la dir.de), Essais, Points, 2022 ; Atlas des migrations – De nouvelles solidarités à construire, Wihtol de Wenden C., Autrement, 2025 ; « État de la migration dans le monde », rapport de l’OIM, 2024.

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